|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
elle n'avait que 19 ans. Une nuit entière passée au téléphone nous fit comprendre que nous étions la fusion d'un Ange et d'un Démon inversant les rôles au grès de nos envies |
|
toujours autant de passion et de complicité Mel est en passe de devenir institutrice maternelle et moi je suis devenu entrepreneur Le soir, nous refusionons... Place à la découverte... |
|
de désir ridicules, mes envies de sexe, de ton sexe, je reste, je cache ma honte d'être celle qui n'est plus désirée. Car c'est bien cela qui me ronge, je me sens mourir, le sexe sec, le ventre aigri, l'envie de hurler, d'expulser la douleur de ma fente affamée. vide après, inutile quand tu t'endors, satisfait du devoir accompli. Pas le petit marathon de vingt minutes que tu me réserves une fois par semaine, pour bonne conscience. Pourtant, quand aujourd'hui l'autre m'a regardée, je lui ai donné un sourire. J'avais tellement envie de lui ... Puis j'ai pensé à toi, la cruauté prend souvent un visage aimé. Lui le désir, sont encore susceptibles de réveiller en moi quelques soubresauts d'intérêt. des sens, j'entame à présent un cercle de soumission qui annonce comme inéluctable mon retour obsédant vers la mémoire envahissante des généreuses initiatrices. dans cette pénultième course taurine, je rejoignais enfin le coureur sautillant, si longtemps imprécis devant moi, dont je reconnais à présent parfaitement la foulée magique. Celle-là même, identique et pour cause, qui me portait avec souplesse aux premières rencontres fusionnelles. Je deviens progressivement en quelque sorte, le fauve gardien de cet enfant que j'étais. Avec émotion, inventoriant sur le sable de la dernière corrida ses multiples transpirations haletantes de frêle puisatier, fardé de joyeuses glaires, au sortir des seuls fonds qui compteront à jamais : ceux incarnés de l'Amour. des taurides collisions séminales. Jusque quand ? Jusqu'au jour probablement où les mots de la chair, vidés de leurs sens, deviendront parfaitement imprononçables, s'agitant de dégoût hérissé à l'approche de ma plume hésitante au-dessus d'un cuir ridé, autrefois pour eux si sublime écritoire des assouvissements. Préliminaires de chair indépendants. J'apprends les contours de ton corps par cur, les yeux fermés pour mieux apprécier les creux, les bosses, tes cicatrices, chaque millimètre analysé. Ma langue t'explore aussi, devine le goût que tu as, salé par endroit. Je la retire. Trop vite ! Pas tout de suite ! Mes fesses oscillent doucement, va et vient lancinant, mime de désir, tu payes tout cela. Moi, ça m'amuse de te voir souffle rauque, abandonné à ma merci. Ce soir c'est moi le chat. Peut être reviendrais-je demain ? abrupt de mes pulsions sauvages. Mais ne sais-tu pas encore que ma nature est pour toujours invertueuse. Propre à te saisir en fraîcheur et te laisser en grosseur sans en répondre et sans qu'il m'en coûte de réouvrir aussitôt à d'autres appétits le parcours festif que tu empruntes à cet instant. tempérance. Ennoyant de ta belle salive les repères laissés par d'autres langues. Au défi cadencé de ma turgescence, ton feuillage vésiculeux se répand sur ma paume en écume d'algues roses. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|